lundi 31 août 2009

L’odeur de la nuit.



L’air que l’on respire la nuit est différent de celui du jour. C’est ce que des chercheurs britanniques ont réussi mettre en évidence.
Lors de l’éclipse solaire du 11 août 1999, ils ont analysé l’air et ont montré que le radical d’hydroxyle, présent dans la troposphère, la plus basse couche de l’atmosphère disparaissait également.
Moins d’une heure plus tard, l’éclipse terminée, ce composé se régénérait pour retrouver son niveau initial. En conséquence, la composition de l’air entre le jour et la nuit est bien différente. Mais ce changement se fait progressivement, entre le crépuscule et la nuit noire, que l’odorat humain ne peu apprécier le parfum léger qui accompagne l’arrivé de la lune. A moins que le soleil n’ait rendez-vous avec elle, le temps d’une éclipse.

°koukou42°

samedi 29 août 2009

Dring dring.



Si vous entendez sonnez un portable en pleine nature, vous pourrez très bien être surpris de découvrir que le « téléphone » en question a des plumes et un bec. Champion de l’imitation, les étourneaux apprenaient déjà à reproduire la voix humaine à l’époque des Romains.
Aujourd’hui, ils ont su s’adapter à notre monde moderne : ils imitent les sonneries de téléphone.
Les mâles copient les sons humains « spécialement à la saison des amours pour attirer une partenaire et défendre leur territoire ». D’autres espèces, telles que les moqueurs, les mainates et d’autres oiseaux imitateurs pourraient, par mimétisme, leur emboîter le pas.

°koukou42°

mercredi 26 août 2009

Escapades savoyarde. (6)









Jeudi 26 mars 2009.

Toujours levé tardif. Grand soleil qui fait miroiter les pentes de La Pointe de Nantou que j’admire tous les jours du balcon de la chambre.
Le temps est tellement changeant qu’il me faut profiter du moindre rayon de soleil. Je me rééquipe et reprend la route de Gaidon. Je bifurque sur la piste forestière de Criou. A peine si je voies où elle se trouve tant l’épaisseur neigeuse qui la recouvre est grande. Je m’enfonce parfois jusqu’aux genoux. Heureusement que j’ai mon bâton de randonnée. Mais l’effort est tellement bon et le paysage grandiose sous le soleil radieux.
Je surplombe Essert-Romand puis La côte d’Arbroz avec Morzine en second plan.
Montée ardue. Je sues et m’embourbe dans la poudreuse vierge de tous passages.
Mais quel plaisir.
Chantilly tout autour de moi.
Un cri strident s’échappe de la forêt. Un brame ? Je ne sais. Puis au détour d’un lacet, rencontre avec trois biches en train de paître.
J’aime ses rencontres furtives avec la faune.
Chemin coupé par un couloir d’avalanche que je remonte au milieu des blocs de glace afin de le rejoindre plus haut.
Pourvu que tout cela tienne. Sinon…
Me revoilà en sûreté de nouveau sur une portion dégagée.
Un panneau : 1370 mètres.
Je reprends un nouveau sentier, plutôt une sente qui court le long du ravin et qui me ramène au bourg "La Place" où je suis déjà passé mardi. Descente plus sereine dans les traces laissées, par des randonneurs à raquettes. Fini les congères et les trous de poudreuse où je me suis enfoncé jusqu’à la taille. Crise de rire garantie.
Un vrai gosse.
Je suis éreinté, les pieds et le pantalon trempé.
Je rentre fourbu d’une marche de plus de six heures.
Un bon bain chaud, et il n’y paraîtra plus.

°koukou42°

dimanche 23 août 2009

Après.

Après l’amour, montent les effluves
Nous avons eu chaud, comme dans l’étuve
Mes yeux se font lourds comme l’enclume
Et mes idées légères comme la plume.


°koukou42°

samedi 22 août 2009

Mes pensées...



Samedi dans la nuit, couché dans mon lit, mes pensées vagabondes.

Samedi dans la nuit, couché dans mon lit, mes pensées s'enfuient par la fenêtre ouverte, longe les berges du Rhône, se couvrent de fines gouttelettes, remontent jusqu'à Lyon, remonte les pentes de La croix Rousse, s'engouffrent dans les petites rues pour arriver jusqu'à la tienne, remonte la façade de ton immeuble pour s'arrêter au cinquième, pénètrent dans ton appartement, se glissent dans ta chambre et s'immobilisent au pied de ton lit.

Samedi dans la nuit, couché dans ton lit, mes pensées te regardent dormir, ce repaissent de ton entité.

Samedi dans la nuit, couché dans ton lit, mes pensées se penchent sur toi, t'éffleurent, te caressent, t'enveloppent pour te oindrent de leur fraîcheur.

Samedi dans la nuit, couché dans ton lit, mes pensées s'évaporent à ta chaleur.

Samedi dans la nuit, couché dans mon lit, mes pensées sont pour toi...

°koukou42°

jeudi 20 août 2009

Ecchymoses…





Bleu indigo, pour jouer avec les mots
Bleu Nil, pour unifié nos deux ils
Bleu ciel, pour mes bras qui sont pour toi des ailes
Bleu marine, pour tes lèvres qui sont divines
Bleu roi, pour être un prince avec toi
Bleu Klein, pour vivifier nos câlins
Bleu de méthylène, pour atténuer nos peines
Bleu Majorelle, pour que nos vies soient belles…

°koukou42°

mercredi 19 août 2009

Escapades savoyarde. (5)





Mercredi 25 mars 2009.

Levé tardif. Temps maussade. Il neige de nouveau.
Que faire ?
Je prends la voiture et part sans but.
Arrêt à Saint-Jean d’Aulps. Ruines de l’ancienne abbaye, puis direction les gorges du pont du diable creusé par la Dranse de Morzine. Je longe le torrent impétueux nuancé de couleurs bleu vert. Je remonte sur le plateau et redescend l’autre versant vers Evian.
Evian, ballade sur le front du lac puis dans les rues adjacentes.
Palais Lumière ; exposition des artistes de « La ruche ». Emerveillement du lieu et des œuvres exposées.
Retour en début de soirée repu picturalement parlant.

°koukou42°

mardi 18 août 2009

Je rêve….




Je rêve d’être une goutte de sueur
Naître à ton front ;
M’attardée aux commissures de tes lèvres,
Glissée le long de ton torse,
M’attardée au niveau du bas ventre et,
M’évaporée le long de ton pénis,
Afin de finir mon si doux parcours.


°koukou42°

dimanche 16 août 2009

Petit, mais costaud.



l’Hemisphaerota cyanea.

Cet insecte puissant vit sur des feuilles de palmiers nains, où les fourmis tentent de le renverser. Mais, quand le scarabée plante ses « pieds », munis de 60000 poils adhésifs, sur une feuille, les fourmis sont bien en peine de le faire bouger.
Sa force est à ce point phénoménale qu’il peut, par exemple, supporter une traction de 2 g, doit 150 fois son poids.

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samedi 15 août 2009

Escapade savoyarde. (4)









Mardi 24 mars 20009.

Craquements et raclements me réveille en sursaut. Un œil embrumé sur le portable. Six heures quinze.
Silence. Oreilles attentives.
Rien. Le toit ne s’effondrant pas sous le poids de la neige accumulée, je me re-coule sous la couette. Me rendors.
Craquements et raclements de nouveau. Six heures trente.
Je jette un œil furibond par la fenêtre, maugréant contre le fauteur de trouble de si bon matin.
Au-delà du rideau de neige qui tombe à gros flocons, passe le chasse-neige local. Je saisi mieux cet état auditif déplaisant.
C’est la « peuf » comme diraient les autochtones. On y voit rien à cinquante mètres.
Je traînasse donc au lit toute la matinée, à lire, à écrire, à penser ; à écouter de la musique, à regarder la neige tomber et recouvrir d’une nouvelle couche les alentours.
C’est reposant de regarder ces petites plumes duveteuses éthérées virevoltant qui recouvrent de tendre ouate le paysage, tendit qu’une mésange tout en pépiant contre ce printemps réfractaire à s’installer vient régulièrement se poser sur la rambarde du balcon.
Midi.
Accalmie des tourbillons neigeux, ciel qui s’éclaircies un temps soit peu. Frugal petit déjeuner, et me voilà reparties pour une longue ballade. J’empreinte la route qui mène à Graidon. Route fermée car non déneigée pour cause plausible d’avalanche. Je suis le ruban blanc qui monte à travers bois. Le ciel s’assombrit de plus en plus. L’éclaircie n’aura pas durée. Les nuages s’accrochent aux faîtes des arbres et soudain, des bourrasques de neiges me tombe dessus ; me voilà pris en pleine tempête.
Je n’arrête pas de grimper en suivant ce serpent blanc immaculé jusqu’à : Les Places - 1255 mètres -
Traversée du bourg endormies et vide de tous occupants sous la neige et ses chalets tapis sous l’épais manteau blanc qui les enserre. Je continues ma montée, traverse le lieu-dit "Les Bovies" et arrive au terme de la route qui se finie en cul-de-sac au fond d’une combe au pied du Roc d’Enfer - 2244 mètres – et où est tapies Graidon serties de falaises aux pentes abruptes.
Site magnifique.
Je suis la faune et la flore, l’air et la terre, l’eau et le vent dans cette immensité minérale.
De la neige jusqu’aux genoux je me fraies un chemin jusqu’à l’église d’où j’embrasse tout le bourg et les environs. Quelques photos pour immortaliser mon raid et je reprends la route dans le sens inverse car le temps ne me laissant peu de répit est de nouveau menaçant. Descente plus rapide poussé par les bourrasques de vent et de neige mêlés.
J’ai passé une après midi très agréable au sein des éléments fougueux de mère nature.

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lundi 10 août 2009

Escapades savoyarde. (3)









Lundi 23 mars 2009.

Sommeil plus léger. Re-petit déjeuner sur la terrasse. Qu’il fait bon être là.
Belle journée en perspective. Je me rééquipe pour une nouvelle ballade. Où allez ? Je regarde la carte et les alentours.
Montriond, son lac et sa cascade seront mon but d’aujourd’hui. Quelques kilomètres en voiture et je me gare en bout dudit lac.
Tous gelé qu’il est dans un camaïeu de bleus et de blancs serti de hautes falaises. Peu de monde en ce début d’après-midi. Je suis bien en ce lieu magnifique. Plus détendues que ça, tu ne peux ; si, il y à d’autres moyens ; et mon esprit vagabonde.
Mes pas me mènent toujours plus loin, plus haut jusqu’à la cascade. Jaillissement de l’eau, hauteur de neige impressionnante, stalactites de glace sur les parois, ciel bleu azur, soleil qui englobe le tout et légère brise qui revigore tout mon être. Petit encas rapide tout en regardant les alentours aux jumelles. Je m’attarde sur les cascades et les dentelles de glace qui parsèment les parois abruptes qui m’encerclent. Redescente rapide, car le temps se détériore, de gros nuages noirs s’entassent sur les sommets et cela n’augure rien de bien ni de bon pour les heures à venir et la température à décider de descendre plus vite que moi malgré mon pas alerte. Retour emmitouflé car à dix sept heures plus que 5°. Perdu 10° en quatre heures. Mais je suis toujours bien équipé : chaussures de marche ; polaire, pull chaud, bonnet, écharpe, mitaines, coupe-vent ; et les indispensables en-cas et bouteille d’eau dans le sac à dos. On ne plaisante pas quand on part en montagne.
Petites courses en rentrant au chalet. Produits du terroir : fromages, saucisses et saucissons fumés, vins régionaux et apéritif au génépi.
Faut pas se laisser abattre…

°koukou42°

samedi 8 août 2009

Escapade savoyarde. (2)






Dimanche 22 mars 2009 - 10 heures -

Levé, j’ai dormi un tour de cadran ; cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Il fait très beau et chaud - 16° -
- 11 heures -
Petit déjeuner sur la terrasse au soleil et avec les mots croisés. C’est divin. Je m’offre aux doux rayons jusqu’à treize heures. Toilette ; puis je m’équipe pour une randonnée au dessus du village. J’ai repéré hier quelques chemins de départ. Je m’engage dans le premier venu et grimpe dans la neige accompagné par le chant du torrent qui est en contrebas. Silence. Nuls bruits, sauf celui de l’eau qui bondit de rochers en rochers.
Plénitudes.
Mon esprit vagabonde dans cette forêt, se rafraîchissant dans l’épaisseur de la neige, bondissant d’arbre en arbre, se parant de mousses et de lichens, s’enivrant d’odeur de résine et d’humus. Je chemine l’esprit éthéré. Je m’enfonce dans les bois avec parfois de la neige jusqu’aux mollets. Sur la crête, un panneau : Les bois noirs - 1320 mètres -
Descente et arrivé au dessus du village La Côte-d’Arbroz que domine le Mont Chéry qui culmine à 1827 mètres.
Retour à mon point de départ par la route.
Première journée agréable loin des noirceurs en tous genres.
Textos et appels de mes proches ont ponctués mon petit périple de quelques heures. Je vous aime tous et tant et vous sais soucieux de mon état par rapport à cette rupture houleuse.

°koukou42°

vendredi 7 août 2009

Escapade savoyardes (1)



Samedi 21 mars 2009 - 13 heures -

Départ pour Essert-Romant. Haute-Savoie. Autoroute. Il fait beau. Je m’enfonce de plus en plus dans l’élément minéral ; et de plus en plus saupoudré de neige. Lyon, Chambéry, Annecy, Cluse, Morzine, Essert-Romant, petit village agrémenté d’un seul bar-restaurant. J’arrive après deux heures trente de route aux gîtes communaux du Roc d’Enfer.
Petits chalets accolés par quatre. Le N° 11, chalet « Le Tréchon », ma villégiature pour la semaine.
Température 4°.
Configuration du lieu :
Une entrée avec placard, porte skis et chaussures.
Un couloir qui mène aux toilettes et à la salle de bain.
Sept marches qui montent à l’étage et qui desservent deux chambres. Une avec un grand placard et deux lits d’une personne, et l’autre avec également un grand placard et un lit deux personnes ; les deux donnant sur balcon avec vue magnifique.
Retour au couloir d’où descendent sept marches qui donnent sur la pièce à vivre.
Un coin cuisine aménagée, un coin salon : deux fauteuils et table basse.
Un coin repas avec une grande table et deux bancs
Un coin repos avec banquette faisant office de double couchage
Une porte fenêtre donnant sur terrasse agrémentée d’une table et chaises de jardin, et banc en bois.

Je prends possession des lieux. M’approprie mon espace vital.
M’offre le doux luxe d’un moment de super détente dans un bain chaud, un verre de viognier. Hum ! Que c’est bon de penser à soi. Repas frugal. Au lit à vingt heures avec mon bouquin. Je suis épuisé de ces dernières semaines.
Trop de stress accumulé par le comportement et les vilénies de mon ex. Une semaine pour me dépolluer l’esprit.

°koukou42°

mercredi 5 août 2009

A petit pas...

A petit pas et tout doucement j'ai refermé une porte ailleur pour en rouvrir une autre ici.