mercredi 30 septembre 2009

De ma vie, de ma mort.



NAISSANCE



Je plane doucement, frêle esquif ballotté en ton sein, ceint de moiteur.
Recroquevillé sur moi-même en mon cocon………Mon œuf cosmique.
Devant moi, une lueur. Elle me fascine.
Je me sens papillon attiré par une flamme.
Je vais à la découverte d’une autre planète autre que mon vide sidéral.
Mon âme fend cette atmosphère où je suis expulsé…………Je tombe.
Je suis surpris de la violence du mouvement. Il n’y a plus…de portance.
La gravité m’appelle.
Je quitte mon espace aqueux pour le vôtre ; éthéré.
Il y fait chaud, vaporeux, c’est désagréable.
J’étouffe……………. M’asphyxie.
Que se passe-t-il ?
Il me faut de…l’air.
Je me débats…………. Me démène.
J’émerge enfin dans ce monde inconnu.
J’avale une énorme goulée d’air, et soulagement, j’arrive à prendre pied dans ce nouvel univers.
Je respire !
J’éprouve d’abord un sentiment de panique, puis la sensation devient presque agréable.
Je vide mes poumons, les emplies d’air à nouveau.
Aspiration, expiration. Mes poumons se gonflent comme le soufflet de la forge.
L’air, cette drogue originelle dont il vous est impossible de vous passer.
J’ouvre les yeux mais n’y vois pas grand chose, tout est flou autour de moi, je perçois des sons inaudibles pour moi, une certaine agitation, dont je ne suis coutumier.
Désormais ; je suis « Humain « .

Bernard WERBER "Nous les dieux"

mardi 29 septembre 2009

Chupa chups.




J’ai envies d’une douceur
De celle qui fait battre le cœur ;
Qui vous transit de sueurs
Et revigore nos vives ardeurs.

Il me comble de bonheur
Ce beau paquet tentateur
Qui m’attire, fort, comme un aimant ;
Et que j’ouvre précipitamment.

Je prends l’objet tant convoité
Et me mets à le lécher ;
Comme un enfant, je le tète
De la hampe jusqu’à la tête.

Il est de couleur cramoisi
Raide, tendre, droit comme un i
Tressaillant contre ma langue
Tout de douceur comme une mangue.

Mes lèvres s’ourlent de salive
Comme écume sur la rive.
Tu es le navire à la dérive
Sur mer déchaînée, des plus vive.

Et c’est sans un coup de semonce
Que soudain ton plaisir s’annonce.
Tu es au summum de ta transe
Et qu’enfin, s’épanche ta semence.

Le suc de ton sucre d’orge
Cette délicate sève
Blanche comme porcelaine de fève
Glisse le long de ma gorge.

J’aime cette union buccale
Ton essence de vie,
Ton essence de vit,
Toi ; sur ma langue pétale.

°koukou42°

lundi 28 septembre 2009

La rosée (2)






La nuit s'enfuit déjà, froissant sa robe vaporeuse.
Des plis, s'échappe une myriade de gouttelettes, petites larmes d'anges qui viennent se poser sur le sein de Flore.

Cette douceur céleste est la rosée.

A cause du rayonnement terrestre, l'air se refroidit. Alors, l'eau qu'il contient sous forme de vapeur se condense. Elle se dépose en fines gouttes sur les verts prés, roule en bulles de fraîcheurs sur limbes et pétales.
Elle décore même les toiles d'araignées de minuscules perles d'eau qui forment des colliers pour dryades. Ephémères parures, car bientôt le soleil, haut dans le ciel, étanchera sa soif à l'aiguail de la prairie.

°koukou42°

Ci-gît.




La compagnie des arbres, c'est pas mauvais pour les morts.
D'abord ça chante dés qu'il y a du vent.
C'est plein d'oiseaux.
Ca arrête un peu la pluie et puis, si ça vous bouffe, on doit finir par se retrouver dans le bois.
Au fond, c'est pas plus mal.
Finir dans une étagère, un bureau, un crayon, où............. un lit.
Je trouve l'idée assez jouissive.

°koukou42°

dimanche 27 septembre 2009

La rosée.



Je suis arrivée, par hasard
Tout en douceur dans le brouillard
De forme ronde et irisée
Ma vie est de courte durée.

Je suis une goutte de rosée
Qui, au jour va s’évaporer
En équilibre sur une feuille
Qui me servira de linceul.

°koukou42°

samedi 26 septembre 2009

Gestes d'amour.



Donner ou non ses organes est une décision personnelle, qui ne répond qu'au choix de chacun, à son propre rapport au corps, au don, à la mort...
C'est parce que personne ne peut décider à votre place que l'on doit en parler et dire notre choix.
C'est le meilleur moyen de faire respecter notre volonté...et de respecter celle de nos proches.
Pour ma part, le choix est fait, une petite carte dans le porte-feuille afin que l'on sache que je suis pour.
N'ayant pu donner la vie de mon vivant, je trouve la démarche à mes yeux encore plus importante si je peux aider quelqu'un à vivre où survivre après mon trépas.

°koukou42°

vendredi 25 septembre 2009

Nous, les dieux.



Quelque part, loin, très loin, se trouve une île que ses habitants appellent Aeden. Là, perchée sur un haut plateau, une ville : Olympie. Dans son coeur, une étrange institution, l'école des Dieux, et ses professeurs : les douze dieux de la mythologie grecque, chargés d'enseigner l'art de gérer les foules d'humains pour leur donner l'envie de survivre, de bâtir des cités, de faire la guerre, d'inventer des religions ou d'élever le niveau de leur conscience. La nouvelle promotion ? Cent quarante-quatre élèves dieux qui vont devoir s'affronter à travers leurs peuples, leurs prophètes, chacun avec son style de divinité. Mais la vie sur Aeden n'est pas le paradis. Un élève essaie de tuer ses congénères, un autre est tombé fol amoureux du plus séduisant des professeurs, Aphrodite, déesse de l'amour, et tous se demandent quelle est cette lumière là-haut sur la montagne qui semble les surveiller...
Quelque part dans l'univers l'île d'Aeden, dernière étape du cheminement des âmes... Dans la ville d'Olympie, les élèves dieux étaient 144, ils sont désormais moitié moins nombreux. Michael Pinson tente de faire survivre son peuple, alors que l'Histoire accélère. Plus les élèves jouent plus ils ont de difficulté à créer un autre scénario que celui de la première Terre. Comme si l'Histoire était une fatalité, comme s'il n'y avait qu'une manière de faire évoluer les civilisations. Mais Michael n'a pas comme préoccupation que la survie des mortels qui le vénèrent, il doit aussi gérer des problèmes dans son quotidien. Il est amoureux d'Aphrodite, déesse de l'amour. Il doit essayer de ne pas se faire tuer par le Déicide, cet élève tricheur qui élimine directement ses concurrents à coups de foudre. Enfin il doit essayer de comprendre ce qu'il fait là.
Après avoir rencontré Zeus au sommet de la montagne d'Aeden, Michael Pinson retrouve sa classe d'élèves dieux pour la partie finale. Ayant échoué à cet examen, il commet l'irréparable : tuer un autre élève dieu. Condamné, il va connaître les affres d'une vie mortelle avec les perspectives qu'offre le savoir divin. Cependant, sur la Terre 18, il rencontre le grand amour et s'aperçoit que même mortel, on peut changer les choses. Il ne pourra cependant pas aller jusqu'au bout de cette expérience nouvelle car une mission de la plus haute importance lui est confiée : participer à la grande odyssée vers le sommet de la deuxième montagne, jusqu'au Créateur, pour connaître enfin le Grand Secret de l'Univers.

°koukou42°

mercredi 23 septembre 2009

Le papillon des étoiles.





Le plus beau des rêves :
Bâtir ailleurs une nouvelle humanité qui ne fasse plus les mêmes erreurs.
Le plus beau des projets : Construire un vaisseau spatial de 32 km de long propulsé par la lumière et capable de faire voyager cette humanité pendant plus de 1000 ans dans les étoiles. La plus folle des ambitions : Réunir des pionniers idéalistes qui arrivent enfin à vivre ensemble en harmonie.
Et au final la plus grande des surprises.

En voyant notre société actuelle et dans quel monde on vit, cette utopie fait rêver : Recommencer tout ailleurs avec une nouvelle humanité qui ne ferait plus les mêmes erreurs… Seulement, ce n’est pas aussi facile que ça, les épreuves sont difficiles et on se rend vite compte que, peut-être, notre humanité ne mérite pas réellement d’être sauvée… L’humain est-il capable de tout recommencer sans re-plonger dans l’absurdité ? Non seulement cette histoire est une merveilleuse utopie, mais en plus, il fait réfléchir.

°koukou42°

lundi 21 septembre 2009

En mode reprise.




Reprise du taf cet après midi, pas vraiment le goût de retourner dans mon frigo, mais bon, il y a mes collègues sympas donc...
Ces petites vacances à la campagne m'on fait du bien, repos, repos et dodo (plus d'une fois le tour de cadran), soirée entre cousins, bon miam miam, bon vins. Elle me soigne ma maman. Revenu avec plusieurs bonnes bouteilles de vins Alsacien (grains nobles), pots de confitures maison, liqueur de menthe maison aussi, charcuterie de corse offert par mon frère et sa chérie, que du bonheur en somme.

°koukou42°

jeudi 17 septembre 2009

En mode vacances (2)



Après l'Auvergne,je passe quelques jours en Bourgogne chez mes parents. Encore de la sérénité, du repos, du rire, des jeux, de la bonne chère, du bon vin, de la liqueur à volonté.
Du bien être tout simplement.
Il ne fait pas beau, il pleut, mais qu'importe, il fait toujours chaud vers ceux que l'on aiment.

°koukou42°

mardi 15 septembre 2009

En mode vacances.




J'ai déposé mon sac quelques jours chez mon frère et ma belle-soeur à Saint-Rémy-sur-Durolle,capitale mondiale de la mèche du tire-bouchon. Site touristique, niché à 640 m. d'altitude, bénéficie d'un climat tempéré sur les pentes des Bois Noirs.

En 1650, Louis XIV y fit établir deux foires. Apparition des premières coutelleries dont le secret de fabrication daterait de l'époque de la première croisade. Tradition ancienne d'un pèlerinage à Saint Loup.

Accroché à ses falaises de quartz, ce joli bourg profite également de l'un des plus beaux panoramas d' Auvergne, d'une église gothique du XVème siècle de toute beauté ainsi que d'un magnifique fontaine publique (1698) en pierre de Volvic.

°koukou42°

vendredi 11 septembre 2009

Je, François Villon



Cet homme est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les prostituées, les assassins, les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps et a disparu un matin sur la route d'Orléans. Il a donné au monde des poèmes puissants et mystérieux, et ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté. .


Ballade de bon conseil

Hommes faillis, bertaudés de raison,
Dénaturés et hors de connoissance,
Démis du sens, comblés de déraison,
Fous abusés, pleins de déconnoissance,
Qui procurez contre votre naissance,
Vous soumettant à détestable mort
Par lâcheté, las ! que ne vous remord
L'horribleté qui à honte vous mène ?
Voyez comment maint jeunes homs est mort
Par offenser et prendre autrui demaine.

Chacun en soi voie sa méprison,
Ne nous vengeons, prenons en patience ;
Nous connoissons que ce monde est prison
Aux vertueux franchis d'impatience ;
Battre, rouiller pour ce n'est pas science,
Tollir, ravir, piller, meurtrir à tort.
De Dieu ne chaut, trop de verté se tort
Qui en tels faits sa jeunesse démène,
Dont à la fin ses poings doloreux tord
Par offenser et prendre autrui demaine.

Que vaut piper, flatter, rire en traison,
Quêter, mentir, affirmer sans fiance,
Farcer, tromper, artifier poison,
Vivre en péché, dormir en défiance
De son prouchain sans avoir confiance ?
Pour ce conclus : de bien faisons effort,
Reprenons coeur, ayons en Dieu confort,
Nous n'avons jour certain en la semaine ;
De nos maux ont nos parents le ressort
Par offenser et prendre autrui demaine.

Vivons en paix, exterminons discord ;
Ieunes et vieux, soyons tous d'un accord :
La loi le veut, l'apôtre le ramène
Licitement en l'épître romaine ;
Ordre nous faut, état ou aucun port.
Notons ces points ; ne laissons le vrai port
Par offenser et prendre autrui demaine.

°koukou42°

Pouquoi, pour qui ???




A celles et ceux qui n'y étais pour rien.
J'ai honte de l'être inhumain.

°koukou42°

jeudi 10 septembre 2009

La sieste.



Et je m’endormais au soleil
Dans le bourdonnement des abeilles
Après avoir bu une bouteille
Du bon jus que l’on tire de la treille

J’étais dans les bras de Morphée
Et c’est de toi, que j’ai rêvé
De toi, l’homme qui est sans visage
Qui passera dans mon sillage.

°koukou42°

mercredi 9 septembre 2009

Remue-ménage & remue-méninge...



Remue-ménage.

Des bruits sourds, des raclements et coups de klaxons intempestifs dans ma rue ce matin, alors que je suis encore sous mes draps dans mon grand lit vide de celui qui...
Alors que j'ai fais une nuit en deux temps, couché à 00h30, levé à 5h30, recouché à 7h30, relevé à 10h30.
Petit tour sur le balcon, pour voir de visu ses empêcheurs de dormir.
Ben voui, je comprends, travaux au carrefour, gros engins de voiries, et surprise, dans le carré découpé du bitume, il y a un bus qui a chût.

Remue-méninge.

Sommeil agité, parce que "j'ai envie d'aimer". Pas juste un moment de "bagatelle", non, j'ai envie d'Aimer, un p'tit mec, mon p'tit mec, de flirter, de le découvrir, de le sentir, de le humer, de le caresser, de le prendre dans mes bras, de lui susurrer des mots tendres, de lui écrire de jolis mots, de le faire rire, de le faire frissonner sous mes doigts....

°koukou42°

mardi 8 septembre 2009

Quand Montespan voilait le soleil.






Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan, est un aristocrate gersois avec qui la vie et l'histoire n'ont pas été tendres. Jusqu'ici la seconde lui a réservé ses oubliettes. Indéniablement, le marquis méritait mieux: il n'y eut pas cocu plus magnifique que cet homme là. Face à un Louis XIV qui engrossa sept fois sa femme, le gascon fit preuve d'un panache et d'un courage sans égal dans les annales royales, d'obstination diront certains, d'inutile entêtement dirent au XVIIème siècle, les tenants de l'absolutisme triomphant. Ce hobereau désargenté osa se présenter à la cour, ce " pays effroyable où il n'y a pas de tête qui n'y tourne.» en grand deuil dans un carrosse orné de cornes monumentales. Quand tous les maris dont le roi honorait les épouses s'empressaient de compter combien cela leur rapportait, se proclamer amoureux et non partageur ne manquait pas de pîquant.Si Montespan s'était contenté de ce fait d'arme l'événement aurait pu rester du domaine de l'anecdote. Mais ce mari trompé fut un des cocus les plus revanchards de tous les temps. Du côté d'Eauze où le roi l'avait renvoyé sur ses terres cuver son malheur, Louis-Henri de Pardaillan, quoique désargenté, fit réhausser la porte d'entrée de son château pour que ses cornes puissent passer.

Les historiens , les romanciers et les cinéatses se sont beaucoup occupés de la Montespan,éblouissant symbole de " Versailles in love". Mais fort peu de son mari énamouré dont, de son vivant, tout Paris se gaussait.La cour, les bourgeois et même le petit peuple en redemandaient, comme aujourd'hui les lecteurs de la presse «people»: tous voulaient savoir les dernières inventions du mari trompé. Molière le raillait dans son Amphitryon, les chansonniers du Pont-Neuf faisiaent leurs choux gras de ses frasques qui finissaient irrémédiablement par faire de l'ombre au Soleil. Jean Teulé s'est pris d'affection pour cet homme excessif qui jamais n'abdiqua devant le Roi-Soleil et l'a ressuscité.

Louis-Henri de Pardaillan qui contesta la droit divin avant la révolution valait bien un roman. Il suffit de puiser dans la réalité de sa vie.Le bougre n'ait jamais en panne d'idées.Assigné un temps à résidence en Gascogne il fait célébrer les obsèques de son amour crucifié. A Paris il rend visite à une foule de prostituées avant de tenter de violer sa femme pour lui transmettre et à travers elle à son royal amant toutes les maladies qu'il espère avoir attrapées. Tandis que se déroule la tragédie d'un homme,sous la plume allègre, souvent féroce, de Jean Teulé, une époque se révèle avec ses turpitudes, ses bassesses, ses petits à côtés du quotidien pas toujours ragoûtants.Il y a de l'ignominie qui s'ignore chez les courtisans aux dents pourries qui mastiquent cannelle et clous de girofle «afin d'avoir le flairer doux» et se soulagent de leurs pressantes envies en public. Plus Montespan enrage, plus leur bassesse et leur veulerie éclatent. "Que d'histoires parce que le roi aime à se rôtir le balai dans ma fille", jette , en colère à la tête de Montespan son beau-père dont le roi vient d'effacer les dettes. Le marquis qui se proclame toujours "mari séparé quoique inséparable" aura pourtant le dernier mot:il fait de sa-femme que jamais il ne reverra son exécutrice avant , selon Teulé, "d'aller attendre Louis XIV derrière un nuage avec un gourdin".

Succulent, truculent de drôlerie, je vous le recommande vivement.

°koukou42°

Ne dites pas : la vie est un joyeux festin ...



Ne dites pas : la vie est un joyeux festin ;
Ou c'est d'un esprit sot ou c'est d'une âme basse.
Surtout ne dites point : elle est malheur sans fin ;
C'est d'un mauvais courage et qui trop tôt se lasse.

Riez comme au printemps s'agitent les rameaux,
Pleurez comme la bise ou le flot sur la grève,
Goûtez tous les plaisirs et souffrez tous les maux ;
Et dites : c'est beaucoup et c'est l'ombre d'un rêve.

Jean MORÉAS (1856-1910)

lundi 7 septembre 2009

La sincère.





Veux-tu l'acheter ?
Mon coeur est à vendre.
Veux-tu l'acheter,
Sans nous disputer ?

Dieu l'a fait d'aimant ;
Tu le feras tendre ;
Dieu l'a fait d'aimant
Pour un seul amant !

Moi, j'en fais le prix ;
Veux-tu le connaître ?
Moi, j'en fais le prix ;
N'en sois pas surpris.

As-tu tout le tien ?
Donne ! et sois mon maître.
As-tu tout le tien,
Pour payer le mien ?

S'il n'est plus à toi,
Je n'ai qu'une envie ;
S'il n'est plus à toi,
Tout est dit pour moi.

Le mien glissera,
Fermé dans la vie ;
Le mien glissera,
Et Dieu seul l'aura !

Car, pour nos amours,
La vie est rapide ;
Car, pour nos amours,
Elle a peu de jours.

L'âme doit courir
Comme une eau limpide ;
L'âme doit courir,
Aimer ! et mourir.

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859)

dimanche 6 septembre 2009

Je fuis la ville, et temples, et tous lieux



Je fuis la ville, et temples, et tous lieux
Esquels, prenant plaisir à t'ouïr plaindre,
Tu pus, et non sans force, me contraindre
De te donner ce qu'estimais le mieux.

Masques, tournois, jeux me sont ennuyeux,
Et rien sans toi de beau ne me puis peindre ;
Tant que, tâchant à ce désir éteindre,
Et un nouvel objet faire à mes yeux,

Et des pensers amoureux me distraire,
Des bois épais suis le plus solitaire.
Mais j'aperçois, ayant erré maint tour,

Que si je veux de toi être délivre,
Il me convient hors de moi-même vivre ;
Ou fais encor que loin sois en séjour.

° Louise Labé ° (1526-1566)

samedi 5 septembre 2009

Parce que...



Parce que mes mots peuvent être de trop...
Parce que les pensées qui suintent de mon être peuvent être de trop...
Parce que mes écrits peuvent être de trop...
Parce que ce que je suis peut être de trop...
Parce que mon comportement peut être de trop...
Parce que, je suis tel que je suis, entier...
Dans le début d'une relation que ce jour mon coeur est seul et de suie.

°koukou42°

vendredi 4 septembre 2009

La rosée de soleil.




Un bouche à bouche
Nos lèvres scellées
L’une à l’autre,
Nos souffles,
L’un dedans l’autre
Nos langues,
Serpents se glissent à l’interstice.

Lutte aérienne, corps qui se frôlent
Sexes gonflés qui montent, s’affolent
Commence alors les sensations,
Au long du cou,
Au long du dos,
Vibrent les corps, vibre la peau.

Mes dents mordillent un téton.


On se cheville corps à corps
Et on s’envole,
Soudés, scellés, plaqués, encastrés…
Et on jouit,
Abasourdis…


Au creux de toi
Dedans tes bras
Mon corps, enrubanné d’odeurs
Emprisonné dans ta chaleur
Se rétracte
Et se contracte.

Tu es la rosée de soleil.

°koukou42°

jeudi 3 septembre 2009

Elle rôde et s'installe...



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LA GASTRO.

°koukou42°

mardi 1 septembre 2009

Deux mois...








...Que je suis dans mon nouvel appart, et j'ai l'impression dit être depuis toujours. J'y suis tellement bien, nouveaux meubles, nouveaux repères.

Un hall qui dessert les pièces.


Une grande chambre claire, parquet, placard.


Un grand séjour, clair, parquet donnant sur le balcon.


Une grande cuisine, avec un grand placard

Salle de bain.

W.c

Le bonheur à l’état pur.

°koukou42°

Escapade savoyarde. (fin).









Vendredi 27 mars & Samedi 28 mars 2009.

Réveil matinal. Le temps est mi-figue, mi-raisin ; Je traîne au lit le nez dans le livre de l’expo d’Evian. Pas d’entrain ce matin. Ce sera journée farniente à écrire et à lire sur la terrasse entre deux éclaircies.
Demain je quitte mon petit chalet de 60m2.
Réveil matinal. Remise des clefs à 10 heures.
Temps bouché, mi-pluie, mi-neige. Pas de regret à partir par une telle météo. Route en sens inverse sous la pluie.

J’ai passé une semaine de plein repos, de décompression, dans un cadre magnifique.

°koukou42°