lundi 30 novembre 2009

Je veux...








Je veux être tien
Et me lover tous contre tes reins,
Je veux être éclair pour t’illuminer ;
Rosée pour te désaltérer ;
Soleil pour te réchauffer ;
Brume pour t’envelopper ;
Orage pour te gronder :
Tempête pour te bousculer ;
Ouragan pour t’emporter.

Je veux tous de toi
Sentir le grain de ta peau :
Embrasser et caresser ton visage ; tes mains, tes bras, ton torse, ton sexe qui est si doux ;
Tes cuisses, tes jambes, tes pieds ; tous ton être qui m’excite terriblement, et qui m’émeut plus que de raison.
Je veux ressentir le plus longtemps possible l’émotion qui m’emplit le cœur et qui me rend fébrile lorsque je suis à tes côtés.

°koukou42° (à Patrick)

samedi 28 novembre 2009

Faim de loup.



Sous un ciel de plomb, fané,
La langue pendante ; affamé
Le loup assis sonde le vent
De son museau gris argent

Pour calmer le feu de ses entrailles
Causé par la faim qui le tenaille,
Le loup gris dresse ses longues oreilles
Sur ce jour naissant sans soleil

Soudain attiré par un relent,
Et oubliant d’être prudent
Il ne fit qu’entrevoir l’éclair
Alors qu’il traversait une clairière

Il fût de par en par transpercé
Par la balle qui venait d’être tirée
Par le chasseur toujours à l’affût ;
A la recherche du chevreuil abattu.

°koukou42°

mercredi 25 novembre 2009

Ci-gît un chevreuil.




Les narines fumantes et frémissantes
Et tous les sens en alertes,
Il avait senti la progression lente
Du chasseur qui lui a causé sa perte

Il n’a pas vu venir l’éclair de feu
Que lança vers lui le projectile
-S’enfuir maintenant est bien futile
Car la vie va le quitter peu à peu

Les rayons furtifs du soleil
Sur ce nouveau jour qui s’éveille
Glissent doucement sur le chevreuil
Agonisant, las et veule
Couché sur un lit de feuilles
Qui lui servira de linceul.

°koukou42°

mardi 17 novembre 2009

Ton regard.




Ton regard sur moi, me bouleverse
Ton regard bénéfique, me transperce
Ton regard sur moi, me rend beau
Ton regard est chaud sur ma peau.
Ton regard fait vibrer tous mon corps
Ton regard, me rend vraiment plus fort
Ton regard, éclaire tous mon être
Ton regard, assure mon bien-être.
Ton regard, chaud, sucré et sensuel
Ton regard sur moi ; est un Soleil
Ton regard, me prouve ton désir
Ton regard sur moi ; me chavire.

°koukou42° (à Patrick)

samedi 14 novembre 2009

Mots croisés.



En court de journée, ou bien plus tard
Il faudra bien sonder sa mémoire,
Parfois feuilleter un dictionnaire
Si on veut arriver à les faire.

Il faudra prendre tout son temps
Afin de remplir tous ces blancs ;
Bien tenir en main le crayon
Et bien lire les définitions.

Notés les mots qui vont se croiser
Se chevaucher, s’entremêler ;
Qui vont se mettre à l’horizontal
Et ainsi qu’à la verticale.

°koukou42°

jeudi 12 novembre 2009

Météo.



Une chape de plomb
Au-dessus de nos têtes
Fait que nous restions à la maison
Et que le cœur n’est pas à la fête
Car on a en marre de cette grisaille ;
Un besoin de soleil nous tenaille
Pour revigorer nos envies,
De ne plus voir une goutte de pluie.

°koukou42°

dimanche 8 novembre 2009

Sur la mort d'une rose.



Cette rose qui meurt dans un vase d'argile
Attriste mon regard,
Elle paraît souffrir et son fardeau fragile
Sera bientôt épars.

Les pétales tombés dessinent sur la table
Une couronne d'or,
Et pourtant un parfum subtil et palpable
Vient me troubler encor.

J'admire avec ferveur tous les êtres qui donnent
Ce qu'ils ont de plus beau
Et qui, devant la Mort s'inclinent et pardonnent
Aux auteurs de leurs maux,

Et c'est pourquoi penché sur cette rose molle
Qui se fane pour moi,
J'embrasse doucement l'odorante corolle
Une dernière fois.

°Raymond RADIGUET (1903-1923)°


Raymond Radiguet naît, le 18 juin 1903 à Saint-Maur, dans la banlieue Est de Paris. Fils d'un caricaturiste de renom, il est l'aîné d'une famille de sept enfants. Au cours d'une enfance « plate comme une pelouse », il fait ses études primaires – très bonnes - à Saint-Maur, avant d'être admis comme boursier au lycée Charlemagne où il se révèle un élève plutôt médiocre. À tel point qu'il abandonne le lycée dès la quatrième, préférant la lecture des classiques et l'écriture de poèmes à toute autre forme d'enseignement.

Depuis juillet 1914, la France est en guerre contre l'Allemagne. Dans le train de banlieue, en avril 1917, il fait la connaissance d'Alice, une jeune femme de 24 ans, mariée depuis peu à un soldat du front. À 15 ans, il prétend en avoir 19. Leur liaison durera jusqu'à la fin de la guerre, en novembre 1918, et inspirera à Radiguet son Diable au corps.

En livrant les dessins de son père dans un journal, il rencontre André Salmon, poète ami d'Apollinaire, qui fait publier quelques-uns de ses poèmes, tandis qu'il se fait embaucher dans différentes revues comme chroniqueur.

Sa rencontre avec Jean Cocteau se situerait début 1919: c'est le début d'une amitié amoureuse mouvementée qui ne s'achèvera qu'avec la mort prématurée de Radiguet. Cocteau le parraine dans les cercles poétiques, lui présente Satie, Auric, Morand, Picasso, l'introduit dans les milieux de Montparnasse et de l'avant-garde littéraire. Ensemble, ils fondent un journal qui dure six mois, en 1920, tandis que Radiguet a une liaison avec une Anglaise ancien modèle de Modigliani, puis signent en commun le livret de Paul et Virginie, dont Satie doit composer la musique. Radiguet n'a que 17 ans, mais sa maturité étonne ceux qui l'approchent.

Au cours de l'été 1921, en vacances près d'Arcachon avec Cocteau, il écrit Le Diable au corps et, l'automne de cette même année, fait publier Devoirs de vacances, recueil de ses poèmes. Cocteau, courant 1922, lit à l'éditeur Bernard Grasset les premières pages du Diable au corps. Grasset s'enthousiasme en imaginant le lancement qu'il va pouvoir réaliser avec l'œuvre d'un romancier de 17 ans. II a été le premier éditeur français à utiliser la publicité pour faire connaître ses livres, et a déjà surpris, voire choqué la profession en faisant de la promotion pour Le Feu de Henri Barbusse (1916), Kœnigsmark de Pierre Benoît (1918) et Maria Chapdelaine de Louis Hémon (1921).

Radiguet accepte de retravailler son texte sous la houlette de Jean Cocteau tout en achevant sa première version du Bal du comte d'Orgel et en collaborant à plusieurs journaux. Le manuscrit définitif du Diable au corps est remis à Bernard Grasset en janvier 1923. La mise en vente, en mars, s'accompagne d'une publicité au cinéma: le film montre Radiguet écrivant la dernière page de son roman, puis l'accolade émue que lui donne Grasset à qui il remet son livre, enfin, dans une librairie, une foule houleuse réclamant Le Diable au corps. « Le plus jeune romancier de France » se vend à 50 000 exemplaires en un mois.

Radiguet, maintenant célèbre, se montre en ville avec canne et monocle, et continue à se montrer avec Cocteau tout en entretenant ostensiblement une liaison avec une jeune femme. Comme il l'a fait pour Le Diable au corps, il profite de ses vacances près d'Arcachon pour, au cours de l'été 23, réviser Le Bal du comte d'Orgel. Il a 20 ans, et, mobilisable, est convoqué pour passer le conseil de révision. Bernard Grasset lui obtient un sursis, ,afin qu'il puisse corriger les épreuves d'imprimerie du Bal...

Mais Raymond Radiguet n'ira pas à l'armée, pas plus qu'il ne verra le Bal... édité (et qui obtiendra un succès comparable au Diable au corps). Victime de la fièvre typhoïde, il meurt dans une clinique de Paris le 12 décembre. Seul. Ni famille, ni ses amis, ni sa maîtresse, n'imaginant une fin si brutale, ne se sont rendus à son chevet. Ses obsèques, payées par la couturière Coco Chanel, ont lieu deux jours plus tard. Sans Cocteau, malade de chagrin.

°koukou42°

mercredi 4 novembre 2009

Carnet de voyage : Les villes impériales. (3)







Lundi 21 octobre 2002

Nous quittons Marrakech en faisant le tour des remparts qui enserrent la ville comme une ceinture rose, ocre et rouge, longue de 20 kilomètres et percées de dix portes, puis nous allons faire un tour dans la palmeraie qui est bien malade de manques de soins et d’eau, à part dans les quartiers résidentiels et les complexes hôteliers.
Nous roulons en direction de Beni Mellal en longeant le Haut Atlas, traversant différentes plaines agricoles et plantations d’oliveraies, d’orangeraies et de figues de barbaries. Il n’y à pas eu de précipitations sérieuses depuis six ans et les paysages sont des plus secs, ce qui ne leurs enlèvent pas de leurs splendeurs.
Nous faisons quelques arrêts dans des villages qui ne manquent pas de pittoresques et où l’on décèle que les autochtones ne vivent que de peu de chose. Nous dormons à Beni Mellal dans un très bel hôtel « AL BASSITINE » où nous discuterons après le repas au bord de la piscine entourée de citronniers, d’orangers avec le « club des 8 : Yohann & Gaëlle ; Yvan & Christiane ; Michael & Gaëlle ; et nous deux).

Mardi 22 octobre 2002

Direction Ifrane.
Est-ce encore le Maroc, ces villas de villégiatures à hauts pignons coiffées de tuiles rouges, ces rues et avenues bordées de platanes ?
Ifrane a été construites de toutes pièces par les Français au début des années 1930 sur les modèles des stations alpines. Ici les hôtels s’appellent « le Perce neige où Le Chamonix »
Puis traversée du Moyen Atlas avec ses différentes teintes : vertes pour l’aluminium ; rouges pour l’oxyde de fer ; grises pour l’argile ; beiges pour les terres nues sans végétations ; de forêts de cèdres, de chênes verts, d’eucalyptus, de pins d’Alep, en direction de Meknès pour le déjeuner.
Puis nous repartons pour la visite des ruines romaines de Volubilis qui sont situées sur une colline au milieu d’une plaine fertile, et qui sont les plus étendues et les mieux conservées de tout le Maroc. Son intérêt réside notamment dans ses mosaïques remarquablement conservées, éparpillées un peu partout sur le site. Au point le plus élevé de la colline se dresse le cœur de la ville ; le forum et la basilique, le capitole dont le sommet des colonnes servent de niches aux cigognes, et l’arc de triomphe. Nous quittons le site sous les rayons du soleil couchant, pour nous rendrent à Fès où nous passerons la nuit à l’hôtel « WASSAMI ».

Nous mangerons tous ensemble puis, une partie du groupe se rend à une soirée de mariage marocain qui ne nous intéresse pas. Nous en profitons pour allez nous balader dans la ville et rechercher un peu de vie locale.
Nous descendons l’avenue Hassan II, puis le boulevard Moulay Youssef, tous deux bordés de palmiers dattiers, pour arriver place des Alaouites où se trouve le palais royal (Dar el-Makhsen) et ses sept portes de bronzes, de stucs et de zelliges ; sous le clair de lune, c’est une merveille. Retour à l’hôtel accompagné par des jeunes qui nous abordent pour discuter simplement avec sourires et politesse.

°koukou42° Mardi 22 octobre 2002

lundi 2 novembre 2009

Balade à deux.






Hier matin, grand soleil sur Lyon, nous partons faire un tour au parc de la Tête d'Or.
Couleurs enchanteresses de l'automne, feuilles faisant un tapis au sol, soleil nous caressant, comme il fait bon d'être à ses côtés...

°koukou42°