lundi 22 mars 2010

Le meilleur moment des amours.



Le meilleur moment des amours
N'est pas quand on dit : Je t'aime.
Il est dans le silence même
A demi rompu tous les jours ;

Il est dans les intelligences
Promptes et furtives des coeurs ;
Il est dans les feintes rigueurs
Et les secrètes indulgences ;

Il est dans le frisson du bras
Où se pose la main qui tremble,
Dans la page qu'on tourne ensemble,
Et que pourtant on ne lit pas.

Heure unique où la bouche close
Par la pudeur seule en dit tant !
Où le coeur s'ouvre en éclatant
Tout bas, comme un bouton de rose.

Où le parfum seul des cheveux
Paraît une faveur conquise...
Heure de la tendresse exquise
Où les respects sont des aveux !

°René-François-Armand Prud'homme°, dit Sully Prud'homme (1839-1907)

vendredi 12 mars 2010

Carnet de voyage : Les villes impériales (5*2)





Jeudi 24 octobre 2002.

19h30, vint l’heure du dîner pour lequel nous avions quelques réticences.
Nos craintes ne furent pas celles escomptées ; mais bien pires : nous eûmes droit à une soupe, faites apparemment avec les restes d’une tajine du déjeuner moulinée à la va vite, puis vint des légumes et une tranche de bœuf cuit à l’eau, tous cela servi dans des couverts à la propreté plus que douteuse. Quelques oranges et clémentines (bonnes) conclurent ce frugal repas.
Il était 20h45 quand nous quittâmes enfin avec un réel bonheur cet endroit quelconque appelé restaurant pour nous retrouver dans la fraîcheur océane du soir, envelopper par l’odeur toujours à son poste. Du bar discothèque de ce charmant lieu de villégiature, s’échappait de la musique locale qui nous berçât jusqu’à 4 heures du matin.
Le club des 8 se réunit dans la chambre de Yohann & Gaëlle pour une soirée à discuter des petits travers de nos charmants camarades de voyages (beaucoup plus vieux que nous) et du bon soin que notre voyagiste avait eu à notre égard pour cette escale de très bon goût et reposante. Je crois que je n’ai jamais autant rit en une soirée. Vers minuit, repu de fous rires, nous allâmes nous coucher car notre lever était programmé à 6 heures du matin.
Une dernière surprise, afin de finir cette journée en beauté, nous attendait dans notre charmante chambre ; dans le lit de Fabrice, se trouvait un morceau de plastique coupé sûrement par un manchot et avec des ciseaux émoussés, qui faisait office d’alèse et qui crissait à chacun de ses mouvements.
La « chose » finie sa nuit sur les tapis crasseux qui servaient de descentes de lit, et, nous pouvions enfin aspirer à un peu de repos.
Le réveil sonna à l’heure prévue et nous nous levâmes prestement afin de quitter au plus vite ce lieu immonde. Mais avant, je passais par la case salle de bain pour prendre ma douche. Et là, la goutte qui fit déborder le vase (où la baignoire) fût le rideau de douche qui était sur sa partie inférieure maculée de crasse et de moisi, (la journée commençait aussi bien que la précédente avait finie). Le summum du foutage de « gueule » était presque à son paroxysme, avec évidemment l’épisode du petit déjeuner qui lui aussi à été assez cocasse : jus d’orange rallongé où plutôt noyé, dans des verres crasseux avec en prime pour certains une mouche nageant allègrement les pattes en l’air ; croissants et pains au chocolat tellement plat qu’ils auraient pût passer inaperçu entre la table et la nappe miteuse avec un petit goût de rance, comme l’impression que nous avons eue pour cet arrêt dans cet hôtel situé admirablement en zone industrielle.

°koukou42° jeudi 24 octobre 2002

samedi 6 mars 2010

Echappée belle Parisienne (fin)






Jeudi 25 février 2010.

Après une bonne nuit afin de récupérer nos heures de marches d’hier et après de nouveau un gros petit-déjeuner, nous quittons Paris pour nous rendre à Saint-Denis pour une visite guidée de la basilique cathédrale, dernière demeure des rois de France.


Construite sur la tombe de saint Denis, martyrisé par les Romains au IIIe siècle, la basilique de Saint-Denis est le premier témoignage de l’art gothique. Alors abbaye royale elle illuminera l’histoire artistique, politique et spirituelle du Moyen Age. Devenue l’une des principales nécropoles des aristocrates mérovingiens et souverains carolingiens, elle lie définitivement son destin à celui des rois de France. Elle abrite plus de 70 tombeaux richement sculptés dont ceux de Clovis, Dagobert, Bertrand du Guesclin, François Ier, Catherine de Médicis, Louis XVI, Marie-Antoinette…


Visite passionnante dans ce lieu chargé d’histoire (s) (malheureusement la crypte étant fermée pour cause de travaux).
Nous Quittons ces trésors qui on bien failli être détruits sous la Révolution pour Paris et le quartier de l’Odéon, car mon amoureux après m’avoir fait découvrir « Chez Angélina », veut me faire découvrir le plus vieux café-restaurant de Paris « Le Procope », fondé en 1686 par Francesco Procopio dei Coltelli, (qui francise son nom en François Procope-Couteaux) qui y introduit le café. Fréquenté autrefois par Voltaire, Diderot, Rousseau ou encore Benjamin Franklin, le Procope est devenu un haut lieu culturel dans un décor boisé riche, où nous mangeons royalement.

http://www.procope.com/

Petite marche digestive dans les rues pour nous rendre dans le Marais, arrêt achats chez « Mariage Frères »,

http://www.mariagefreres.com/

puis place Des Vosges chez « Damman Frères » pour les amateurs de thés que nous sommes, puis déambulation sous les arcades alors qu’un soleil furtif caresse de ses tendres rayons les façades de briques qui ceignent la place.

http://www.dammann.fr/

Retour tranquille à Bastille récupérer nos sacs à l’hôtel pour prendre notre train pour Lyon.
Attente d’une heure que nous passerons à prendre un verre dans ce lieu magnifique qu’est « Le train bleu », afin de mettre une dernière note historique à cette escapade merveilleuse à Paris en amoureux.

http://www.le-train-bleu.com

°koukou42°

mardi 2 mars 2010

Echappée belle Parisienne (2)

Mercredi 24 février 2010.

Debout de bonne heure, gros petit-déjeuner à l’hôtel et direction place d’Iéna pour la visite du musée Guimet :

Né en 1889 de l’ambitieux projet de l’industriel lyonnais Emile Guimet(1836-1918), et consacré à l’origine, à l’histoire des religions, le musée national des Arts asiatiques-Guimet rassemble aujourd’hui des collections exceptionnelles de sculptures, peintures et d’objets d’arts (45000 objets) illustrant les diverses cultures et civilisations du continent asiatique, couvrant une aire aussi vaste dans le temps (cinq millénaires) que dans l’espace (de l’Inde au Japon).




Emerveillement que toutes ses œuvres d’art mises admirablement en valeur, temps qui passe sans prise sur nous durant cette extraordinaire visite.


Nous quittons ce lieu magique pour nous rendre à pieds au Petit Palais qui sera notre refuge quelques heures encore au vu du temps plus qu’humide dehors ; un musée entièrement rénové, alliant modernité et esprit 1900 et une nouvelle présentation des collections dans des espaces rendus à la lumière. Sans oublier un charmant jardin intérieur, avec ses bassins bordés de mosaïques et ses colonnades.
http://www.petitpalais.paris.fr/

Nous quittons ce deuxième lieu culturel en passant par la place de La Concorde pour une petite collation chez « Angélina » rue de Rivoli (l’endroit est très prisé et l’attente sous les arcades vaut la peine). Dans un décor Belle Epoque et une ambiance chic, légèrement feutrée, nous opterons pour la spécialité de la maison, soit l’Africain, épais chocolat chaud recouvert d’une onctueuse crème chantilly à tomber par terre ainsi que les pâtisseries exquises et goûteuses.
Nous quittons ce havre du bon goût pour faire un tour dans le quartier de la Madeleine via la place Vendôme ; arrêt chez Hédiart (achat de tisanes), chez Fauchon, chez Ladurée, puis nous avons juste le temps de nous rendre au théâtre « le Petit Montparnasse » pour y voir la sublime pièce « Alexandra David-Nell, mon Tibet », interprétée par la magistrale Hélène Vincent qui porte son personnage et le vit viscéralement, ainsi qu’Emilie Duquenne en secrétaire, femme à tout faire et souffre douleur.
Que de sensations variées pour ce deuxième jour de notre escapade.

°koukou42°